Philippe Le Faou dédicace son nouveau roman samedi 14 mars à partir de 15h
Samedi 14 mars, à partir de 15h, séance de dédicaces de Philippe Le Faou à l'occasion de la parution de son deuxième et trépidant roman Les Louves noires aux éditions Paper Glaz
Trégorrois de naissance, Philippe Le Faou vit à Guingamp. Il a enseigné les lettres et dirigé plusieurs établissements scolaires dont le Collège-Lycée Saint-Joseph-Bossuet à Lannion.
Son premier roman, Les Fleuves d’Orphée, paru en novembre 2023, offre une quête intérieure portée par le récit d’une randonnée sur le sentier côtier entre Lézardrieux et Tréguier.
Son nouveau roman Les Louves noires est un roman noir et social où la mémoire de l’esclavage dialogue avec les luttes d’aujourd’hui. Le regard d’Antoine Bertier, journaliste français, permet d’interroger l’Amérique sans complaisance, à la frontière entre observation extérieure et implication intime. À travers l’enquête journalistique qu’il conduit, le roman pèse le poids de la mémoire et le prix, parfois violent, de la vérité dans une Amérique où certaines plaies ne se sont jamais refermées.
Pourquoi ce roman ?
Philippe Le Faou explique :
''En 2016, l’administration Obama annonce que le visage d’Harriet Tubman doit remplacer celui d’Andrew Jackson sur le billet de vingt dollars, un geste fort en faveur de la reconnaissance des luttes abolitionnistes et de l’histoire afroaméricaine. Le projet est accueilli comme un symbole majeur. Mais dès l’arrivée de Donald Trump à la Maison-Blanche l’année suivante, la réforme est gelée, puis repoussée sine die, vidant ce geste de sa portée politique et mémorielle.
Le roman Les Louves noires explore les héritages invisibles de l’esclavage et de la ségrégation à travers une enquête journalistique au coeur de l’Amérique contemporaine.''
L’ancrage du roman
Dans Les Louves noires, l’auteur prend Baltimore, comme ville matrice, ses violences policières, les injustices que génère sa gentrification. Il s’appuie aussi sur l’héritage d’Harriet Tubman pour interroger les réalités sociales toujours à l’œuvre, héritées de la ségrégation et des tensions raciales contemporaines.
Le récit du roman Les Louves noires
Mai 2018. Antoine Bertier pose le pied à Baltimore, ville de la côte est des États-Unis, marquée par le lourd héritage de la traite transatlantique. Un an après la première investiture de Donald Trump à la Maison-Blanche, le journaliste vient couvrir les tensions raciales qui secouent toujours l’Amérique contemporaine. Il compte bien retrouver Kimberley Turner, une consœur américaine très engagée, farouche défenseure des droits civiques. Mais la militante n’est pas au rendez-vous.
Ses investigations le conduisent sur les traces d’Harriet Tubman, ancienne esclave et figure emblématique des abolitionnistes, mais aussi au plus près de celles qui, aujourd’hui encore, éveillent la conscience afro-américaine.
Il est loin de se douter qu’il va être entraîné au coeur d’un maelström historique et humain. Ce qu’il pensait être un simple reportage devient une enquête nourrie des voix courageuses et tenaces des femmes qu’il rencontre dans les neighborhoods, les quartiers oubliés de la ville.
L’auteur nous plonge dans une ville hantée par son passé, où l’Histoire éclaire le présent, et où les femmes noires mènent une lutte inlassable pour davantage d’égalité et de justice. Un récit
porté par des voix féminines profondément attachées à la mémoire et aux combats d’aujourd’hui.
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