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Meurtres aux AA

Publié le par Isabelle ©Page des Libraires n°244, mars 2011

Matt Scudder, l'un des trois principaux héros récurrents de Lawrence Block avec Evan Tanner et Bernie Rhodenbarr, revient sur le devant de la scène dans une enquête qui sera probablement son affaire la plus personnelle.

Matt Scudder est un ancien flic. Quelques années auparavant, en tentant de s'interposer lors d'un hold-up, il tue accidentellement une fillette. Il a démissionné de son job, divorcé et vit désormais à l'hôtel. Reconverti en détective privé non officiel et sans carte, il fait ce boulot plus dans l'esprit de rendre service aux amis. Alcoolique repenti, sobre depuis presque un an, Matt sait qu'il est toujours sur le fil du rasoir et suit scrupuleusement le programme des Alcooliques Anonymes. C'est lors d'une réunion des AA qu'il tombe sur Jack Ellery, un ami d'enfance. Enfants, ils rêvaient d'être flics tous les deux. Matt l'est devenu, Jack a basculé du mauvais côté, faisant plusieurs séjours derrière les barreaux. Depuis Jack s'est rangé et a lui aussi renoncé à l'alcool. Il est à une étape où il doit établir la liste de toutes les personnes auxquelles il estime avoir fait du tort afin d'expier ses péchés. Lorsque Gregory Stillman, le parrain de Jack aux Alcooliques Anonymes lui annonce que ce dernier a été froidement assassiné, Matt fait rapidement le rapprochement avec la liste et les confessions écrites de son ami d'enfance. Pour les malfrats que Jack est allé voir, l'occasion n'était-elle pas trop tentante de le faire taire à jamais ? Gregory l'a engagé pour mener l'enquête mais Matt hésite à se lancer seul ou bien remettre la liste à la police, au risque que celle-ci aille fouiner du côté de gens qui n'ont rien à voir dans l'histoire. Finalement il mènera l'enquête, éliminant au fur et à mesure les suspects de sa liste et démasquera bien entendu le coupable. Tout la force et la beauté de cet excellent roman noir, tient dans le rythme. L'écriture de Lawrence Block est fluide et apparemment tranquille. On suit un Matt Scudder confronté à son passé et ses vieux démons, dans ses pérégrinations pédestres à travers New-York, non seulement pour mener son enquête mais également pour assister à des réunions des AA qui se tiennent aux quatre coins de la ville, de jour comme de nuit.

Entre-deux-verres.gif

Lawrence Block - Entre deux verres - Calmann-Lévy - 20,50 €
Traduit de l'anglais (États-Unis) par Étienne Menanteau

Publié dans Polar

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« Être Fedeylin, c'est accepter »

Publié le par Isabelle © Page des Libraires n°244, mars 2011

 

Fedeylins nous plonge dans un monde fantastique, unique et original. Dès les premières lignes, le lecteur ne peut être qu'en totale empathie avec un héros très attachant.

Cahyl est un petit bonhomme appartenant au peuple des Fedeylins, petits êtres ailés hauts d'une quinzaine de centimètres. Les Fedeylins vivent au bord d'une mare, au sein d'une société organisée en castes. Ils reçoivent à la naissance une marque qui décide de leur future caste et de leur destin. Cahyl comme tous ses congénères, naît au terme d'une gestation de cinq ans dans une bulle, sur la mare de ponte. À l'éclosion de sa bulle chaque Fedeylin doit regagner la rive. Cahyl se serait noyé sans l'intervention de Glark, un gorderive. Les gorderives, sorte de batraciens armés et belliqueux, vivent de l'autre côté de la mare et respectent avec leurs voisins un pacte de non-agression vieux de trois cents ans. Le monde tranquille de Cahyl, où tout est planifié et organisé, s'effondre lorsqu'il prend conscience qu'il n'a pas été marqué. Son destin n'étant pas tracé, il est différent des autres Fedeylins et ne pourra pas trouver sa place parmi eux. Abasourdi par cette découverte, Cahyl n'aura alors de cesse de trouver des réponses à ses questions. Pour ce faire, il devra partir...
Fedeylins est un extraordinaire et envoûtant roman d'aventure, qui pose les questions que tout lecteur est susceptible de se poser.


Fedeylins.jpeg

 

A paraître : tome 2 en octobre 2011, tomes 3 et 4 en 2012

Nadia Coste- Fedeylins T1 Les rives du monde - Editions Gründ- 18€

Publié dans Jeunesse

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L'album de l'année

Publié le par David

365 cases pour 365 jours, tel est le pari fait par Fabcaro qui livre ainsi, jour après jour, des moments de sa vie sur l'année 2009.
L'exercice peut paraître périlleux : Fabcaro raconte son quotidien, sa famille, son métier, ses angoisses voire même sa terrasse, en seulement une case par jour, une semaine par page.
Et pourtant, quel plaisir ! Quelques running gags bien dosés (quel talent pour le mime, vraiment),  de grands moments de solitude (les dédicaces, ce n'est pas toujours facile), et (si, si, c'est important) quelques visites chez le médecin, la vie d'un dessinateur de BD est trépidante et pleine d'anecdotes drolatiques !
Fabcaro est définitivement doué pour rendre le quotidien désopilant.

Fabcaro

Fabcaro - L'album de l'année - Ed. La Cafetière 10,50 €

Publié dans Bande Dessinée

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Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti

Publié le par Isabelle © Page des Libraires n°135 janvier/février 2010

 

Evie a 15 ans en 1947. Elle vit à New York, lorsque Joe son beau-père, rentre de la guerre. Elle est protégée, maintenue dans l'innocence de l'enfance par sa mère, la belle Beverley, à qui elle aimerait tant ressembler. Un soir, après un coup de fil qui semble l'ennuyer, Joe décide décide sur un coup de tête de partir en vacances à Palm Beach, en Floride. La famille s'installe dans un des rares hôtels encore ouverts en cette arrière saison et se lie d'amitié avec un couple. L'arrivée de Peter, un ancien compagnon de régiment de Joe, va troubler la sérénité du groupe. Joe ne semble pas ravi de cette intrusion. Evie, pressée de grandir, touchée par l'attention que lui porte Peter, en tombe amoureuse. On pressent un drame, des secrets inavouables, Judy Blundell a construit une histoire noire remarquable où l'intrigue, intelligement tricotée, se dénoue au rythme de la perte des illusions d'Evie.

Ce-que-j-ai-vu.gif
Judy Blundell - Ce que j'ai vu et pourquoi j'ai menti - Gallimard, Pôle Fiction 6,60 €
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Cécile Dutheil de la Rochère

Publié dans Jeunesse

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Fontenoy ne reviendra plus

Publié le par Philippe

La question est pourquoi, pourquoi de brillants intellectuels ont collaboré avec le nazisme, l’opportunisme n’expliquant pas tout. Pour comprendre, Gérard Guégan a écrit la biographie d’un collabo dont il a aimé les livres, Jean Fontenoy.

Fontenoy fut donc un « dégueulasse » qui alla au fond de l’abject car Fontenoy ne faisait jamais rien à moitié. Il soutint Pierre Laval, entra au PPF de Doriot. Et pourtant il admirait Trotski. Antimilitariste, il s’engagea en 1940, mais dans l’armée finlandaise pour repousser l’attaque russe, puis dans la LVF. Il publia un texte d’une niaiserie repoussante sur le camp de concentration d’Oranienburg alors qu’il avait été un grand journaliste. Et puis, il y a le plus terrible, des textes antisémites, une demande faite à Darquier de Pellepoix d’attribution d’un logement confisqué à un juif … Fontenoy, l’époux de la juive roumaine Lizica, un lecteur d’Einstein, de Herzl, un admirateur éperdu de Vladimir Maïakovski …

On le voit, rien n’est simple. Pourquoi Fontenoy a-t-il collaboré ? Les convictions politiques ? On sait que nombre de monarchistes, de nationalistes furent parmi les premiers à répondre à l’appel du 18 juin. L’antisémitisme ? Il était tellement répandu que De Gaulle lui-même dut y mettre le holà à Londres. De plus celui de Fontenoy est douteux …

Fontenoy était un homme complexe, comme l’époque et c’est le grand mérite de Gérard Guégan de nous permettre de le saisir.

Enfin il faut souligner que cette biographie est aussi une œuvre littéraire magnifique. Le style est vigoureux, parfois rugueux ; l’auteur ignore le coup de griffe, à la place il assène des franches taloches. Gérard Guégan possède l’art du raccourci et de la formule : « C’est un dégueulasse ? C’est un dégueulasse. Comme l’époque ? Comme l’époque. ». Ce livre-là sur un collabo n’est pas écrit à l’eau tiède …

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Gérard Guégan - Fontenoy ne reviendra plus - Stock 24€

Publié dans Essais

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Pas Sidney Poitier

Publié le par Emmanuelle

Dans ce nouveau roman, Percival Everett conjugue magistralement l’humour à la satire. Là où les aventures (trépidantes ou folles) de ses personnages (décalés ou désespérément ordinaires) s’allient à des procédés narratifs inattendus, le comique et la réflexion flirtent avec l’absurde. Jubilatoire !

"Je suis le fruit, né sous de mauvais auspices, d’une grossesse hystérique(…) Je suis grand, ai la peau noire, et offre aux yeux du monde l’apparence de M. Sidney Poitier, ce que ma pauvre mère dérangée, et désormais défunte n’aurait pas pu savoir lorsque, à ma naissance, elle me nomma Pas Sidney Poitier."
Avec une telle entrée en matière, Percival Everett pose les jalons de sa nouvelle histoire et donne le ton. Question folie, la mère de notre héros en impose : elle accouche après deux ans de gestation et lui lègue une fortune colossale. Elle l’affuble d’ un parrain singulier, aussi avide qu’insipide, un certain Ted Turner, magnat des médias américains. Question couleur de peau et préjugés raciaux, la vie de notre héros ne manque pas de piment: dès l’enfance jusqu’à l’université, il ressent comme une gêne à son égard. Question patronyme, ses déboires atteignent leur paroxysme : comment faire comprendre au commun des mortels (voire même au lecteur ‘’fatigué’) l’usage de cette négation de prénom et de nom. Sans oublier cette ressemblance physique avec ce célèbre américain, premier acteur noir à recevoir l’Oscar du meilleur acteur en 1963 pour son rôle dans Le lys des champs. Et pourtant, Pas Sidney Poitier s’entête à vouloir de l’ordinaire (une éducation, des amis, des hobbies, etc.).C’est oublier ses multiples handicaps qui feront de sa vie au mieux une suite de péripéties rocambolesques, au pire un enfer. Car ce qu’il faut bien comprendre, c’est que notre héros (qui peut hypnotiser ses contemporains pour les soumettre à sa volonté) rêve pas mal ou (pire!) vit et subit réellement les aventures que son (pas) homonyme a incarnées pour le cinéma. Des références ou des scènes de films comme La Chaîne , Dans la chaleur de la nuit , Devine qui vient dîner ?
comptent parmi les aventures de notre candide. Cerise sur le gâteau : sa rencontre avec un personnage aussi déjanté qu’emblématique. Un certain Percival Everett (himself), professeur d’université débonnaire dont il suit les cours et les conseils. Plus absurdes les uns que les autres, of course ! Savoureux à souhait, ce roman d’apprentissage est bien plus une farce qu’une satire parfois. Cependant, pourvu qu’on s’écarte un peu du comique et des mises en abyme, la problématique raciale est toujours présente. Encore merci et bravo M. Everett !
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Percival Everett - Pas Sidney Poitier - Actes Sud 22,50 €
traduit de l'anglais (Etats-Unis) par Anne-Laure Tissut

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Celles qui attendent

Publié le par Emmanuelle

Dans ce quatrième roman de Fatou Diome , destination le Sénégal. Un pays où règnent traditions, polygamie et misère. Un pays que les hommes sont nombreux à vouloir quitter clandestinement. Au péril de leur vie. Coûte que coûte pour rejoindre l’Europe. Le sujet est sensible : ce roman vraiment magnifique !

Extrêmement bien rythmée, cette captivante histoire de femmes mêle chronique sociale et drames personnels. Le réalisme le plus trivial y côtoie malicieusement l’animisme. Pour chanter la douleur et l’angoisse, révéler les désillusions et les faux pas, dénoncer avec détermination des contradictions politiques et culturelles, l’écriture est musicale et pleine de souffle. Ample et houleuse la voix de Fatou Diome a cette force qui vous emporte, une liberté de ton qui vous enchante, un humour qui vous ravit. Sans jamais oublier de dire la rage et la colère avec conviction.

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Fatou Diome - Celles qui attendent - Flammarion   20 €

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Les malheurs de Millie Plume

Publié le par Isabelle

Londres 1876 : Millie Plume est abandonnée dès la naissance à l'hôpital des Enfants-Trouvés puis placée dans une famille d'accueil à la campagne. Turbulente, pleine de vie, Millie grandit dans l'insouciance et l'amour de sa famille adoptive sans pour autant cesser de penser à l'identité de sa vraie mère. Qui peut-elle bien être ? Pourquoi l'avoir abandonnée ? Un jour qu'elle s'est échappée en compagnie d'un de ses frères pour assister à la représentation d'un cirque de passage dans son village, elle a un véritable coup de foudre pour Mme Adeline l'écuyère... C'est elle sa mère, elle en est sûre ! Elles se ressemblent et ont la même chevelure rousse flamboyante. Mais le bonheur de la jeune Millie est de courte durée puisqu'à six ans, elle est ramenée à Londres, à l'orphelinat, pour recevoir une éducation qui fera d'elle une bonne à tout faire. Le lieu est austère, les règles très strictes... Trop strictes pour la bouillonnante Millie qui est punie plus souvent qu'à son tour. Il en faut cependant plus pour entamer son moral et sa bonne humeur. Elle jure de ne jamais oublier sa famille d'accueil, et surtout son grand frère Jem qui a promis qu'il serait là pour elle lorsqu'elle sortirait de l'orphelinat. L'histoire racontée à la première personne rend le récit encore plus fort... On rit, on pleure en même temps que Millie, tout en tremblant pour elle. Jacqueline Wilson trace le portrait d'une petite fille intelligente, vive et bigrement attachante, dans un style résolument moderne pour un roman qui se passe à l'époque victorienne.

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Jacqueline Wilson - Les malheurs de Millie Plume - Gallimard Jeunesse 13,50€
traduit de l'anglais (GB) par Cécile Dutheil de La Rochère

Publié dans Jeunesse

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Scandale à Hollywood

Publié le par Isabelle © Page des Libraires n°143, janvier/février 2011

Le nouveau roman de Ace Atkins nous plonge au cœur de ce qui fut l'un des plus gros scandales d'Hollywood, Le jardin du diable, cette machine à faire et défaire les stars.

Septembre 1921, à San Francisco, Roscoe Arbuckle, légende du cinéma muet, surnommé Fatty, organise une fête dans sa suite de l'hôtel St Francis. Il est alors au somment de sa gloire et l'acteur le mieux payé de l'époque. Lors de cette orgie, l'alcool de contrebande coule à flots (nous sommes en pleine Prohibition) et des starlettes s'invitent à la fête. L'une d'elle, Virginia Rappe est retrouvée fortement alcoolisée, malade et à demie nue dans une des chambres. Elle meurt trois jours plus tard. Roscoe Arbuckle est accusé de viol et d'homicide involontaire. Il faudra trois procès avant qu'il ne soit acquitté mais sa carrière est ruinée. Sam Hammett, détective de l'agence Pinkerton, plus tard Dashiell Hammett lorsqu'il commencera à écrire, est chargé par les avocats de la défense de faire la lumière sur l'affaire. Il va très vite comprendre que Arbuckle a été victime d'un complot et que W.R. Hearst, magnat d'une presse particulièrement hostile à l'acteur, n'est pas étranger à tout ça. C'est sur son enquête qu'est basé le roman; un roman noir et historique dans lequel la ville de San Francisco fait figure de personnage à part entière. Ace Atkins compose un récit brillant qui donne des envies de cinéma en noir et blanc.

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Ace Atkins - Le Jardin du Diable - Ed. du Masque 21, 50 €
Traduit de l'anglais (Etas-Unis) par Christophe Mercier

Publié dans Polar

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Sans Âme

Publié le par Tiffany

C’est une histoire de vampires, de loups-garous et d’ombrelles.

En pleine époque Victorienne, Mademoiselle Alexia Tarabotti a quelques problèmes dans sa vie. Premièrement, elle n’a pas d’âme. Ensuite elle a des origines italiennes franchement mal vues dans la bonne société Londonienne. Et pour finir elle est vieille fille. Ajoutons à cela que sa famille est vénale, en particulier ses sœurs dont le principal objectif dans la vie est d’avoir une paire de gants assortie à leur nouvelle robe. Alors quand un vampire mal intentionné se jette sur elle pour la mordre - alors qu’ils n’ont même pas été présentés ! - elle le tue malencontreusement avec son ombrelle. Dès lors, la situation devient pour le moins  malséante.

D’autant que des vampires disparaissent mystérieusement, et il semblerait que Mademoiselle Alexia soit au cœur du mystère… Tout cela n’irait pas si mal, si un inspecteur loup-garou – Lord Macon - bourru, brutal, grossier et ultra séduisant n’était pas mêlé à l’affaire. Comme si  notre héroïne n’avait pas déjà assez de soucis pour démêler cette enquête, il faut également faire face à cet inspecteur dont les avances deviennent pressantes. Il faut le dire : tout cela est définitivement, indubitablement et délicieusement inconvenant !

Des personnages attachants et un humour décapant ! A consommer immédiatement !

sans-ame

Gail Carriger - Sans Âme, une aventure d'Alexia Tarabotti - Orbit 16,50 €
traduit de l'anglais (GB) par Sylvie Denis

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